Réactions

VOS IDEES – VOS COMMENTAIRES 

le 23/02/2016 à 10h24

Merci de nous avoir fait part, les 6-7 février, de la tenue, la semaine où l’église célèbre la fin de l’Année de la vie consacrée, d’un colloque à Rome sur le « célibat sacerdotal ». En effet je me suis toujours demandé pourquoi les prêtres ne sont pas reconnus et considérés comme des consacrés. N’ont-ils pas eux aussi consacré toute leur vie au Christ ? En participant à une assemblée synodale où le collège de la vie consacrée avait à élire des délégués, j’ai été surprise de ne voir que quelques hommes, des religieux. Pendant cette Année de la vie consacrée, les prêtres n’ont pas été pris en compte… comme si nous les réduisions à leur ministère ! (…) Rendons grâce au Seigneur de nous donner des« Serviteurs pour l’amour de Jésus! » et supplions-le pour les chrétiens qu’Il appelle au ministère presbytéral.

Marie Lescaudey

Aus: La Croix

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Témoignage d’un prêtre en mai 2013

J’ai collaboré avec le CRV, j’ai même été animateur de camps VOC, mais aujourd’hui je n’ose plus parler de vocation ä un jeune, tant que le législation de l’Eglise n’a pas changé. Jai eu trop d’amis, des hommes de valeur, prêtre rayonnants, dont la vie a été brisée pour des questions de célibat. Je ne veux pas courir le risque de briser d’autres vies.

D’autre part, confier 10 ou 12 paroisses à un prêtre, ce n’est pas sérieux. Il ne peu rien faire, sauf administrer. J’ai eu la chance de vivre à un moment où j’avais encore le responsabilité d’une seule paroisse. On a pu vivre des choses géniales avec les jeunes, les enfants et leurs parents. J’ai pu être proche d’eux, passer chez eux à la maison, partager joies et peines …. Actuellement, retraité, j’ai la joie de faire un peu de ministère dans la communauté germanophone de Genève. Il y a une vie communautaires, après chaque mess on se retrouve pour le café, il y a des fêtes et des activités pour jeunes, enfantas, familles, avec des personnes dévouées qui s’en occupent à fond, donnent de leur temps bénévolement. C’est vivant ! – Quand je dois remplacer le curé dans l’UP où je vis, après la messe, j’invite ceux qui le désirent à la cure pour un apéro. Je peux le faire, parce que j’ai le temps. Quand c’est le curé qui vient célébrer, il ne peut même pas saluer les gens à la sortie. Il doit filer à toute vitesse pour célébrer la messe dans l’autre paroisse …. Ce n’est pas normal. Les communautés ont droit à des ministres qui soient présents. C’est le devoir des évêques de donner à chaque communauté un pasteur (prêtre ou laïc) dûment formé et capable, qui soit permanent (7/7 ; 24/24). Et si un prêtre est nécessaire, eh bien, il faut ordonner sans tenir compte du fait qu’il soit célibataire ou marié (ou femme).

Si tous les curés voulaient se donner la main … ! 4.3.2011

J’emprunte occasionnellement les transports en commun. Je suis émerveillé d’observer les aimables relations existant entre les chauffeurs de bus lesquels se saluent gentiment d’un geste de la main. On sent dans la corporation une ambiance de joyeuse camaraderie et j’ai le sentiment d’être véhiculé par une sympathique bande de copains.

Bravo les chauffeurs !

Or, une telle solidarité n’est pas évidente dans d’autres corps de métiers. Quand il y a concurrence, la jalousie est vite au rendez-vous. Les professions qui dépendent trop de l’appréciation populaire, avec flatteries ou critiques à la clé, engendrent des tensions malsaines. On aboutit au chacun pour soi et les crocs-en-jambe ne sont pas rares.

Et parmi les prêtres, c’est comment ?

J’avoue que la solidarité n’est pas leur apanage. Ceux qui, parmi nous, ont eu le privilège d’assister au spectacle « Femme de prêtre » ont l’heur d’en témoigner. Des confrères interviewés à ce sujet par les médias, et à propos du réel malaise qui est le leur, se satisfont toutefois d’adopter la politique de l’autruche. Or, la pièce de théâtre de Jean Chollet dévoile ce qui est concrètement vécu par bon nombre d’ecclésiastiques. De surcroît, ces derniers tiennent publiquement un discours situé aux antipodes de ce qu’ils pensent dans leur for intérieur. A regretter que, pour ne pas déplaire à l’autorité, aucun ne s’affirme en se présentant sous son vrai jour ! La transparence est loin d’appartenir aux gens d’Eglises. Vivement le jour où, dans le milieu clérical la fraternité l’emportera sur la rivalité !

Si les révolutions se font dans les rues, elles se préparent dans les coeurs !!!

Abbé Raphaël Chammartin

Email du 2.5.2010

Bonjour,

Je voulais transmettre un petit mot de soutien à votre association et vous remercier pour votre engagement.

Etant moi-même dans cette situation depuis 7 ans, je comprends la peine et le désarroi de ces couples.

Ma foi me fait penser que Dieu crée l’amour quel qu’il soit, que c’est Lui qui unit un homme et une femme par son Amour.
Au Ciel nous trouverons cette joie éternelle qui nous est otée ou difficile sur terre.
Gardons courage sur ce chemin aux multiples obstacles sachant que le coeur de l’homme ne peut être sondé que par Dieu et par lui-même.
Aimons donc en nos coeurs, au delà des lois humaines, en ménageant les susceptibilités de certains, pour que triomphe ce pour quoi Jésus est venu : l’Amour!

Merci pour votre site, les articles, les livres, etc… continuez la lutte au grand jour puisque nous devons rester dans l’ombre…

En union de prières.

Meilleures salutations X.Y.Z

(NB : si vous deviez publier ces lignes sur un support quelconque, je vous saurais gré de bien vouloir respecter mon anonymat, d’avance merci.)

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concernant l’article le couple interdit

Madame,
J’ai été très émue de l’article paru dans le dernier no de Construire et je tiens à vous manifester ma solidarité.
Que la flamme qui vous anime, vous et votre compagnon, ne s’éteigne jamais!
J’espère de tout coeur qu’elle apporte réconfort et espérance à celles et ceux qui vivent une relation secrète mais qui n’ont pas (encore) votre détermination. L’Eglise n’a pas à être fière de ses positions rétrogrades dans ce domaine.
Merci pour ce témoignage de votre courage et de votre loyauté!
S. R. V-s-G

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Bonjour Madame
J’ai lu avec intérêt cet article. Fribourgeoise, catholique, engagée dans ma jeunesse dans colonies de vacances et scoutisme, il aurait fallu se boucher les yeux, les oreilles et le coeur pour ne pas sentir ces problèmes. Et ne pas souffrir aussi des incohérences du système. Bonne chance à vous, Madame,
et à votre association. Avec mes cordiales salutations.
J.S. à R.